Amyloïdose rénale.

Renal amyloidosis.

• Glomérulopathie provoquée par l’accumulation au sein des espaces extracellulaires rénaux d’une protéine fibrillaire insoluble organisée en feuillets β, la protéine amyloïde A. • Le même dépôt amyloïde peut être retrouvé au niveau d’autres organes, notamment le foie. • Cette affection est généralement idiopathique mais peut également être associée à un processus inflammatoire ou néoplasique. 

#SYSTÈME URINAIRE

Races prédisposées

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Suspicion

Signes cliniques observés chez un chien de race prédisposée. La moyenne d’âge au moment du diagnostic est décrite à 4,1 ans chez le Shar Pei et à 9 ans chez les autres races.

Fréquence

Peu fréquent.

Signes cliniques

• Affection généralement asymptomatique en début d’évolution.
• Anorexie.
• Vomissements.
• Léthargie.
• Polyuro-polydypsie.
• Perte de poids.
• Cachexie.
• En cas de syndrome néphrotique associé : ascite, œdèmes, signes de thrombo-embolie et d’hypertension.
• Boiterie, douleurs articulaires et fièvre intermittente éventuellement concomitantes chez le Shar Pei.

Méthodes de diagnostics

1. Epidémiologie et clinique.
2. Analyse urinaire : protéinurie fréquente. Augmentation du rapport protéines/créatinine urinaire (RPCU) variable chez le Shar Pei, marquée chez les autres races.
3. Dosage de la diméthylarginine symétrique (SDMA) : marqueur précoce de la maladie rénale chronique.
4. Analyses hématologiques : anémie non régénérative, hypoantithrombinémie et leucocytose fréquentes.
5. Analyses biochimiques : hypoalbuminémie et azotémie fréquentes. Hypercholestérolémie éventuelle en cas de syndrome néphrotique.
6. Histologie sur biopsie rénale = diagnostic de certitude : dépôt amyloïde diffus, généralisé et sévère au niveau des glomérules et de la médulla rénale. Coloration spécifique des protéines amyloïdes au rouge Congo, avec biréfringence de couleur verte sous lumière polarisée.

Diagnostic différentiel

• Glomérulonéphrite infectieuse ou à médiation immune.
• Glomérulopathie primitive.
• Pyélonéphrite.
• Cystite ou urétrite.
• Polykystose rénale.
• Dysplasie rénale.
• Urolithiase.
• Intoxication.
• Néoplasie.
• Diabète sucré.
• Hyperadrénocorticisme.
• Pyomètre.
• Insuffisance hépatique.
• Hépatite.
• Pancréatite.
• Affection inflammatoire ou infectieuse chronique.
• Prostatite.
• Maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI).

Pronostics

• Réservé à sombre en raison de l’absence de traitement spécifique et du caractère souvent idiopathique de la maladie.
• La plupart des chiens sont euthanasiés ou meurent rapidement après le diagnostic (20% de survie à 30 jours d’après une étude).
• 8,5% des animaux atteints survivraient plus d’un an.

Traitements

• La colchicine et le diméthylsulfoxyde (DMSO) semblent avoir un effet bénéfique chez certains chiens. Leur utilisation reste cependant controversée.
• Le traitement médical doit viser à gérer l’insuffisance rénale chronique et le syndrome néphrotique.

Transmission

• Prédisposition raciale seule démontrée.
• Transmission héréditaire autosomique récessive suspectée chez le Shar Pei qui constitue la race la plus représentée.
• Prédisposition sexuelle des femelles chez le Shar Pei (ratio mâle/femelle de 1 : 2,5).
• Caractère familial de la maladie suspecté chez le Beagle et le Foxhound Anglais

Mode de transmission
Le gène muté et sa mutation
Possibilité d'un test ADN

Non.

Conseil aux éleveurs

• Chez le Shar Pei : écarter les animaux atteints de la reproduction, considérer leurs parents comme porteurs sains et les membres de leur portée comme potentiellement porteurs d’une mutation.