Dystrophie musculaire liée au chromosome X

X-linked muscular dystrophy

aussi appelée /

Maladie musculaire appartenant au groupe des myopathies dystrophiques Elle est due à l’absence de dystrophine (protéine reliant les myofibrilles du cytosquelette à la matrice extracellulaire) et induit une dégénérescence chronique accompagnée d’une fibrose progressive des muscles striés squelettiques.

à savoir
Il s’agit d’une maladie musculaire appartenant au groupe des myopathies dystrophiques Elle est due à l’absence de dystrophine (protéine reliant les myofibrilles du cytosquelette à la matrice extracellulaire) et elle induit une dégénérescence chronique accompagnée d’une fibrose progressive des muscles striés squelettiques. Les signes cliniques sont principalement musculo-squelettiques mais la mortalité néonatale est fréquente. Le pronostic est réservé à sombre du fait des complications digestives, cardiaques et respiratoires. Un traitement palliatif est possible, par corticothérapie.

Races prédisposées

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Suspicion

Retard de croissance à partir de 2 mois associés aux signes cliniques chez un jeune chien de race prédisposée.

Fréquence

Rare.

Signes cliniques

• Mortalité néonatale (fausse déglutition, nécrose du diaphragme).
• Sinon, apparition des signes cliniques à l’âge de 2 mois et évolution progressive.
• Retards de croissance.
• Faiblesse musculaire généralisée.
• Démarche raide.
• « Bunny-hopping ».
• Abduction des coudes et des grassets, adduction des jarrets, hyperextension des carpes et hyperflexion des tarses.
• Intolérance à l’effort.
• Amyotrophie.
• Cyphose, lordose.
• Fibrose musculaire.
• Réduction progressive de l’ouverture buccale induisant une dysorexie.
• Dysphagie orale ou œsophagienne, liée à l’hypertrophie des muscles linguaux (macroglossie) pharyngiens et œsophagiens.
• Régurgitations et dyspnée suite à une fausse déglutition.
• Insuffisance cardiaque au stade terminal.

Méthodes de diagnostics

1. Clinique.

2. Immuno-histochimie (absence de dystrophine).

3. Dosage des CK : élevées.

4. Electromyogramme.

5. Histologie sur biopsie musculaire (muscles sartorius, extenseur radial du carpe et tibial crânial atteints plus précocement : nécrose des fibres musculaires avec afflux de macrophages et phagocytose, figures de régénérescence musculaire, développement du tissu fibreux dans l’endomysium et foyers de calcification intracellulaire).

Diagnostic différentiel

• Dysraphisme spinal.

Pronostics

Réservé à sombre, mort vers 2-3 ans maximum du fait des complications digestives, cardiaques et respiratoires.

Traitements

Aucun traitement à ce jour mais étude de thérapie génique en cours pour la dystrophie musculaire liée au chromosome X chez le chien, et pour son homologue, la maladie de Duchenne chez l’homme.

Amélioration clinique possible, mais seulement palliative, suite à une corticothérapie.

Transmission

Maladie à hérédité démontrée.

Mode de transmission

Mode de transmission récessif lié au chromosome X.

Le gène muté et sa mutation

Locus atteint : gène DMD codant la dystrophine, localisée sur le chromosome X.

Mutations :
* Golden Retriever : Mutation d’un acide aminé au niveau du site d’épissage de l’extrémité 3’ de l’intron 6 du gène résultant en l’élimination de l’exon et de l’apparition prématurée d’un codon stop au niveau de l’exon 8 (découverte en 2012).
* Cavalier King Charles : Mutation non-sens conduisant à l’apparition d’un codon stop au sein de l’exon 50 (découverte en 2010).
* Retriever du Labrador : Mutation par insertion de 187 nucléotides (responsable de la création d’un pseudo-exon) au sein de l’intron 19 (découverte en 2007).
* Pembroke Welsh Corgi : Mutation par insertion d’une LINE-1 dans l’exon 13 conduisant à l’apparition prématurée d’un codon stop (découverte en 2011).
* Pointer Allemand à poil court : Mutation par délétion de la totalité du gène de la dystrophine (découverte en 1999).
* Cocker : Mutation par délétion de 4 nucléotides au niveau de l’exon 65 (découverte en 2012).
* Terrier Tibétain : Mutation par délétion des exons 8 et 9 du gène (découverte en 2012).
* Rottweiler : Mutation non-sens entrainant l’apparition d’un codon stop au sein de l’exon 58 (découverte en 1994).
* Spitz : Mutation par inversion (découverte en 2015).
* Norfolk Terrier : Mutation par délétion sur l’exon 22 (découverte en 2015).

Possibilité d'un test ADN

Test disponible pour le Golden Retriever et le Cavalier King Charles (PCR) (Genindexe : Golden Retriever, Cavalier King Charles Spaniel; Healthgene : Golden Retriever, Laboklin : Golden Retriever, Cavalier King Charles; Van Haeringen : Golden Retriever; Vetnostic Laboratories : Golden Retriever)

Conseil aux éleveurs

Mâles atteints, femelles porteuses saines.