Fièvre familiale du Shar Pei

Familial shar-pei fever (FSF) ; Chinese shar-pei fever syndrom, Swollen hock syndrome (SHS)

aussi appelée /

Syndrome complexe du Shar Pei pouvant associer différents symptômes, de façon fréquente mais non systématique, incluant : des épisodes récurrents de fièvre, une polyarthrite, une mucinose qualifiée de hyaluronose vésiculaire, une otite et une amyloidose systémique (entre autres à l’origine d’insuffisance rénale ou hépatique).

à savoir
Il s’agit d’un syndrome complexe du Shar Pei pouvant associer différents symptômes, de façon fréquente mais non systématique, incluant des épisodes récurrents de fièvre, une polyarthrite, une mucinose qualifiée de hyaluronose vésiculaire, une otite et une amyloidose systémique (entre autres à l’origine d’insuffisance rénale ou hépatique). Il associe un syndrome fébrile (jusqu’à 42°C), un gonflement douloureux des articulations et des signes d’insuffisance rénale ou hépatique. Le pronostic est favorable car il y a souvent résolution spontanée des symptômes. Il est plus réservé en cas d’insuffisance rénale ou hépatique. Le traitement spécifique est médical.

Races prédisposées

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  • A-E
  • F-J
  • K-O
  • P-T
  • U-Z

Suspicion

Syndrome fébrile associé à un gonflement douloureux des articulations avec des signes d’insuffisance rénale et/ou hépatique chez un chien de race prédisposée.

Fréquence

Elevée.

Signes cliniques

• Apparition des signes cliniques avant l’âge de 18 mois.
• Crises d’hyperthermie (jusqu’à 42°C).
• Anorexie.
• Abattement.
• Gonflement douloureux des articulations (tarse, carpe, articulation temporo-mandibulaire, grasset, hanche).
• Boiterie.
• Douleur abdominale.
• Signes d’insuffisance rénale ou hépatique : vomissements, polyuro-polydypsie.
• Vasculite cutanée nécrosante.

Méthodes de diagnostics

1. Clinique.

2. Radiographie.

3. Numération formule et biochimie : leucocytose, augmentation des phosphatases alcalines, hyperglobulonémie.

4. Analyse urinaire : protéinurie.

Diagnostic différentiel

• Causes systémiques de syndrome fébrile (Brucellose, Leptospirose, Tuberculose, Babésiose, Leishmaniose, Toxoplasmose…).

• Causes localisées de syndrome fébrile (spondylodiscite, endocardite, pyomètre, prostatite, péritonite, ostéomyélite…).

• Arthrose.

• Arthrite.

• Ostéochondrose.

• Myosite.

• Spondylose.

• Hernie discale.

• Lupus Erythémateux Disséminé.

• Néoplasie.

Pronostics

Favorable car résolution spontanée ou après traitement pour 75% des cas.
Réservé en cas de complications d’insuffisance rénale ou hépatique.

Traitements

Traitement médical : corticoïdes antipyrétiques, colchichine. Corticoïdes contre-indiqués.

Similarités avec la Fièvre Familiale Méditerranéenne humaine.

Transmission

Maladie à hérédité démontrée.

Mode de transmission

Mode de transmission autosomique récessif pour le phénotype de peau, l’arthrite, l’otite et la fièvre (maladie inflammatoire chronique) mais probablement complexe pour le syndrome de fièvre familiale associant en plus l’amyloidose.

Le gène muté et sa mutation

Locus : HAS2 (hyaluronic acid syntase). Duplication en amont du gène entrainant une surexpression du gène HAS2.

La sensibilité à l’amyloidose est conférée par le locus majeur en cause dans la maladie inflammatoire chronique (duplication en amont du gène HAS2 situé sur le chromosome 13) et un locus modificateur situé sur le chromosome 14.

Possibilité d'un test ADN

Aucun test disponible à ce jour, mais études en cours pour le phénotype d’amyloidose (laboratoire Antagene)

Conseil aux éleveurs

Eviter de sélectionner pour la reproduction les animaux les plus plissés (mucinose importante).

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