Hernie hiatale

Hiatal hernia.

• Protrusion d’une partie du tube digestif dans la cavité thoracique suite à son passage à travers le hiatus œsophagien du diaphragme. • Quatre types de hernies hiatales sont décrits chez le chien : o Type I : la portion abdominale de l’œsophage et une partie de l’estomac sont déplacés crânialement à travers le hiatus œsophagien. On parle alors de hernie hiatale par glissement, axiale ou œsophagienne. Il s’agit du type le plus fréquemment retrouvé chez le chien, résultant généralement d’une anomalie congénitale. o Type II : la portion abdominale de l’œsophage et le sphincter œsophagien restent en position fixe alors qu’une partie de l’estomac s’engage dans le médiastin, le long de la portion thoracique de l’œsophage. On parle alors de hernie hiatale par roulement ou paraœsophagienne. o Type III : hernie hiatale mixte, comprenant des caractéristiques des types I et II. Ce type est rare chez le chien. o Type IV : hernie hiatale de type III compliquée par le passage d’autres organes abdominaux à travers le hiatus œsophagien du diaphragme. Ce type est très rare chez le chien. 

#SYSTÈME DIGESTIF

Races prédisposées

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Suspicion

Signes cliniques (en particulier régurgitations, vomissements, ptyalisme et dysphagie) observés chez un chiot de race prédisposée, entre 2 et 6 mois d’âge. Les signes cliniques coïncident parfois avec le sevrage.

Fréquence

Faible.

Signes cliniques

• Régurgitations, vomissements et ptyalisme sont les signes les plus fréquents et sont généralement déclenchés ou aggravés par l’effort ou l’excitation.
• Dysphagie, odynophagie.
• Perte de poids ou incapacité à prendre du poids.
• Anorexie.
• Hématémèse.
• Intolérance à l’effort.
• Cachexie.
• Déshydratation.
• Signes respiratoires si la hernie est importante (compression de structures intra-thoraciques) ou lors de pneumonie par fausse déglutition : toux, dyspnée.

Méthodes de diagnostics

1. Épidémiologie et clinique.
2. Radiographies sans produit de contraste : examen peu sensible. On observe parfois un déplacement crânial de l’estomac et la présence d’une masse tissulaire dans le thorax caudal, à proximité du diaphragme dont l’intégrité est conservée.
3. Radiographies avec produit de contraste (ex : sulfate de baryum) : examen plus sensible que la radiographie sans préparation ; peut permettre de différencier les types I et II de hernie hiatale.
4. Vidéofluoroscopie : examen dynamique.
5. Endoscopie digestive haute : visualisation possible de la hernie hiatale. Signes fréquents de reflux gastro-œsophagien. Signes éventuels d’œsophagite.

Diagnostic différentiel

• Mégaœsophage congénital.
• Œsophagite, reflux gastro-oesophagien.
• Corps étranger œsophagien.
• Sténose œsophagienne.
• Intussusception gastro-œsophagienne.
• Hypothyroïdie congénitale.
• Spirocercose.
• Persistance du 4ème arc aortique droit.
• Hernie diaphragmatique.

Pronostics

Généralement bon.

Traitements

• Un traitement médical peut être envisagé en première intention. Il consiste généralement à administrer des anti-acides (préférentiellement des inhibiteurs de la pompe à protons), un gastrokinétique favorisant la vidange gastrique et limitant le risque de reflux gastro-œsophagien ainsi qu’un protecteur de la muqueuse œsophagienne (ex : sucralfate).
• Des mesures diététiques sont aussi recommandées. Une alimentation pauvre en graisses favorisera la vidange gastrique tandis que le placement de la gamelle en position surélevée limitera le risque de régurgitations.
• En l’absence de réponse au traitement médical, une intervention chirurgicale devra être envisagée. Différentes techniques sont réalisables : fundoplastie, œsophagopexie, phrénoplastie…

Transmission

Prédisposition raciale des races brachycéphales aux hernies hiatales congénitales de type I, en particulier le Shar Pei, le Bulldog, le Bouledogue Français, le Chow Chow, le Terrier de Boston et le Carlin.

Mode de transmission
Le gène muté et sa mutation
Possibilité d'un test ADN

Non.